vendredi 9 septembre 2011

San Francisco: Union Square, Powell Street.


Londres-San Francisco ou Frisco comme les passagers aiment à dire. 10h25 de vol de prévu 11h 15 de vol au total.Ville entre océan et  montagnes, véritable plaque tournante vers l’Océanie et les îles du pacifique, stop-over obligé pour rejoindre Sydney, Brisbane ou Melbourne,   San Francisco  nous enchante tout autant que New York et ses grattes ciels ou Paris et ses monuments. Ici, il est question de ponts. Un pont rouge connu de par le monde. Le Golden Gate est à San Francisco ce que la Tour Eiffel est à Paris. Trop connu, d’ailleurs ce pont rouge. Je m’arrête sur  Bay Bridge moins connu. Le Golden Gate lui fait de l’ombre. Pourtant, il est assez surprenant.
 Le Bay Brige est la passerelle d'acier la plus longue du monde : 7 200m,  5 couloirs de circulation.Il relie la ville de San Francisco à la rive Est et se compose en deux parties.Un pont suspendu de 2822m à l'Ouest et un pont à poutre de 3101m à l'Est. Il a exigé une telle quantité d'acier que, tressé en un seul câble, il relierait la terre à la lune, aller et retour.
Par beau temps comme, on peut admirer ce pont à l’atterrissage après avoir survolé des paysages en camaïeu  d’une très grande beauté. La ville par moment donne l’impression d’être toujours dans les nuages. Sur la route qui mène au centre-ville les maisons des collines se fondent dans les nuages bas. Une vision surprenante.Ce n'est pas l' image que l'on se fait de la Californie toujours ensoleillée.
Le San Francisco Chronicles nous fait réaliser que nous sommes bien à San Francisco. Le mélange tramways et voitures donne l’impression d’être dans un pays de l’Est, mais ce n’est qu’une impression. Ce n’est pas Prague mais San Francisco. 
Une Américaine bien en chair me le rappelle avec son litre de coca cola à la main. Le Jet Lag a cette particularité de brouiller les esprits, les 9h de décalage avec Paris ne pardonnent pas. Hôtel, clé, ascenseur, douche , lit. La sonnette d’un tramway me sort de mes rêves. Ou suis-je ? Très bonne question. Le soleil perce les rideaux. Ah ! oui les fameux immeubles de San Fracisco.
Un petit déjeuner copieux et me voilà dans les rues de San Francisco. Powell Street , les touristes se bousculent pour grimper  dans ce tramway célèbre. Moi, ce sont les saucisses, les œufs brouillés et le bacon qui se bousculent à présent dans mon ventre. Je décide de me faire violence et de grimper la côte de Powell Street.

L’Union Square s’offre devant de moi. Je décide de faire une halte et de le contourner.  Un cœur  énorme m’invite à entrer sur cette place très célèbre. Des artistes exposent. Je fais la connaissance d’Anna artiste peintre qui m’explique que deux fois par mois les artistes peuvent exposer et vendre leurs œuvres à l’Union Square. Je parcours cette exposition. Des tableaux aux couleurs chatoyantes. Le ciel est bleu. Les bancs de l’union square tous occupés.
Devant moi se dresse le Westin St Francis , hôtel légendaire et pittoresque. Une idée grandiose de famille Charles Crocker qui avait décidé de construire un hôtel  de même envergure que le Ritz Paris ou le Claridge de Londres. L’hôtel ouvre ses portes en 1904  et connait un succès immédiat. Deux ans après bien que la structure reste debout lors du tremblement de terre de 1906, l’hôtel est ravagé par un incendie. Il ouvre à nouveau ses portes dix-neuf mois après ces événements, une victoire donc sur la malchance. Il tient sa réputation pour offrir depuis 1938 le service de nettoyage en argent unique au monde. Tout ce qui est en argent et qui sort de cet hôtel brille.
Encore des tramways et des sonnettes des touristes enchantés se cramponnent à la barre du tramway. Je grimpe la côte quand tout à coup me surgit à l’esprit les fameuses poursuites dans les rues de San Franciso. Les voitures à toute vitesse dans les rues, les quatre roues dans les airs. Des policiers poursuivant des criminels. Des séries télévisées célèbres. Lorsque j'arrivai au sommet, San Francisco est à mes pieds. L’océan Pacific décuple toute son immensité. Fisherman's Wharf and the Embarcadero seront pour une autre fois. Fascinante San Francisco !!!


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lundi 5 septembre 2011

Harlem : La 125e Rue.

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Principal foyer  de la culture afro-américaine au début du XXe siècle, il allait être l’un des principaux lieux des activités du Civil Right Movement ( la lutte pour l’égalité des droits civiques) à cause de la concentration d’Afro-Américain qui y vivaient et qui y vivent encore aujourd’hui. Longtemps laissé à l’abandon avec des immeubles vétustes en décrépitudes, Harlem a redoré son blason depuis quelques années. Bill  Clinton y installa ses bureaux. Un geste qui a surement eu des conséquences sur le quartier.
Harlem n’a pas toujours été un quartier dangereux et difficile à vivre. Vers les années 1870, le district connait son essor avec la construction de  ces fameuses  Browstones (des résidences bourgeoises). L’arrivée de nouvelles vagues d’immigrants juif puis italien, irlandais et finnois changea le paysage. Le quartier se paupérisa.
Vers 1880 les noirs n’habitaient pas en masse à Harlem. Ce n’est que plus tard à cause des lynchages qui s’opéraient dans le sud des États-Unis qu’ils arrivèrent dans les villes du nord ayant une histoire moins esclavagiste.A Harlem on les retrouvera autour de la 125e rue. Une rue très célèbre même de nos jours et qui représente à elle toute seule l’histoire de Harlem.
C’est ici dans les environs de la 125e rue que va naitre La Renaissance de Harlem un mouvement de la culture afro-américaine et qui va voir l’essor de la photographie, la musique , la peinture pour les noirs. Mais surtout une littérature noire américaine soutenue par des mécènes. Harlem devient alors un foyer de création artistique.
Pendant la période de la prohibition Harlem devient le haut lieu des nuits folles et des plaisirs divers. Le Cotton Club, le Small’s Paradise, l’Apollo Theater  devinrent les hauts lieux de Jazz.
Les chanteuses comme Billie Holiday s'y produit .Des noms comme Ella Fitzgérald, Miles Davis et bien d'autres bien connus sont étroitement liés à Harlem.


 
Le krach de Wall Street en 1929 et ses conséquences connues sur l’économie américaine vont porter un coup fatal à Harlem. Les noirs du sud arrivent en masse et s’installent. Les problèmes commencent .La ségrégation fait rage. Les noirs se voient refuser l’embauche dans de grands magasins. C’est l’époque où les noirs s’organisent pour combattre cette ségrégation galopante.
On voit naitre le NAACP (National Association for the Advancement of Colored People) par exemple ou le Universal Negro Improvement Association and African communitues League  conduit par Marcus Garvey. C’est aussi l’époque de Adam Clayton Powell jr figure emblématique de l’activisme noir de Harlem.
Dans les années 50 et 60, la situation empire . La ségrégation est omniprésente. Et si Martin Luther King essaie de se faire entendre dans le sud , son mouvement pacifique et moins radical n’entend pas vraiment d’écho à Harlem où des groupes beaucoup plus radicaux n’ont pas l’intention de se laisser faire. Ils mettent sur pied des organisations féroces telles que le Nation of Islam dirigé par Malcom X.
A partir des années 70, des années de morosité et de crise pétrolière, Harlem subit à nouveau une période de décadence. Les noirs quittent le quartier qui devenait trop difficile à vivre. La pauvreté fait rage.
Il faudra attendre les années 90 pour avoir une nouvelle Renaissance et qui a bien propulsé Harlem.Les compagnies immobilières s’y intéressèrent  en achetant les fameuses Browstones  à un prix bas pour les rénover et les vendre à prix fort. Aujourd’hui Harlem est un quartier relativement calme ou l’on peut se promener sans trop de problèmes. Diner ou déjeuner à la terrasse d’un restaurant comme il m’a été permis de le faire avec la chanteuse de Jazz, Cynthia Holiday et qui m’a un peu fait un résumé de la 125e Rue chargée d’histoire qu' elle connait bien puisqu’elle s’y produit régulièrement. Une rue que je vous conseille de visiter en faisant une escapade dans les quartiers du Uptown de New York.



( Dominique Lancastre adaptation source wikipedia )



Paris, fin de l'été.

Le temps instable s’est à nouveau installé dans le ciel de Paris. Une journée de canicule suivie d’une grosse averse et des orages, un vent frais rappelle l’arrivée de l’automne. Douze millions d’élèves reprennent le chemin de l’école. Les juilletistes regardent avec envie le bronzage des derniers vacanciers en provenance du sud de la France ou d’ailleurs. Le Mexique peut-être, un air de sombrero encore dans la tête ou bien Rio de Janeiro avec encore le rythme de la samba dans les hanches.
Les feuilles des platanes commencent à jaunir et la pluie fera bientôt son apparition quotidienne amenant avec elle son lot de maladie. Rhume , bronchite et compagnie. Le pharmacien s’enrichit en période automnale.
Pourtant, Paris reste Paris  quelque soit la saison. Les nuages cachant le soleil n’ont pas empêché les derniers touristes de se promener sur la plus belle avenue au monde. Une petite laine sur le dos, ils admirent Notre Dame en bateau-mouche.
 L’ile de la Cité dévoile son architecture rayonnante.Les façades de la mairie de Paris ,une merveille. La tour Eiffel ne craint pas la rouille. Elle défit plus que jamais le ciel gorgé d’eau. Il est temps de prendre un café et un pain au chocolat à la Brioche Dorée. Ce soir ,pourquoi  pas le Lido, l’affiche semble être intéressante.
 Les montgolfières dans les vitrines de Louis Vuitton donnent des envies de s’évader dans le magasin à remplir des malles en cuir de sacs et de vêtements à des prix à couper le souffle. Attention au porte-monnaie.  
Un autocar rempli de touristes Hong Konguais déverse sur le trottoir d’en face des visiteurs armés d’appareils photo au cou. Ils s’agitent. La maison Vuitton. Que dis je ? Le temple Vuitton devant leurs yeux écarquillés. Le magasin , le vrai pas celui des usines de Chine. Ils auront le plaisir d’annoncer en arrivant qu’ils ont acheté un modèle précis d’un sac précis au temple Vuitton.
La reprise est dure, les jambes bronzées trainent difficilement au travail. Un couple de Saoudiens savoure un chocolat chaud chez La Durée. un homme seul attend sa 1664. Les bars ne sont plus remplis comme avant. Les femmes se font rares. La drague devient difficile.
Des passants rêvent de la dernière nouveauté de Peugeot. Mais, il reste très peu d'argent sur le compte en banque.La fin de saison est bien là. Le marchand de journaux se barricade derrière ses portes cartes postales. Trop de questions. Trop de directions à donner.Il n'est pas un bureau d'information.
Les nuages disparaissent. le soleil fait timidement son apparition.On en a plus besoin. Il est temps de rentrer et de retrouver les bousculades d'avant juillet dans le métro. Un livre en guise de compagnie.C’est Paris, fin d’été.

(Copyright@dominique.lancastre )

mercredi 31 août 2011

Los Angeles: Sur la route d'Hollywood.



Décapotable, cheveux aux vents, haut-parleurs à fond, la Californie nous fait rêver. Nous gardons à l'esprit l'image des différentes séries américaines qui ont bercé notre enfance en espérant un jour y mettre les pieds.








Los Angeles, ville mythique que Hollywood immortalise avec les grandes productions cinématographiques ne cessent d'attirer des touristes ou des candidats à l'exile. Tout le monde espère devenir célèbre. Le climat y est agréable, d'un coté le Pacifique s'étalant à perte de vue, et de l'autre les chaînes de montagne. A L. A on peut surfer et on peut skier dans la même journée. En début de soirée, un Mojito (sucre, citron, menthe, citron vert, rhum blanc), une Margarita (tequila, cointreau, jus de citron vert) pour se rafraîchir. Puis, un Merlot, un Syrah vient accompagner une tranche de viande bien grillée au dîner. Un steinbeck pour retrouver le sommeil. L'image serait parfaite si on fermait les yeux sur ce qui s'y passe. Alors, il n'y aurait plus rien à rajouter sinon que de se rendre, dès la fin de la lecture de cet article, chez son agent de voyage et de réserver des vacances bien méritées.
Mais dans la réalité, pour un œil averti, il en est tout autrement.
Londres- L.A 9h25 de vol. Pendant le vol, je rencontre un Lybien, un ingénieur ayant quelques difficultés avec la langue anglaise pour remplir ses formalités de douane. Pourtant, il est américain. Il est né dans le Dakota mais est retourné en Lybie, à ma très grande surprise. J'engage la conversation. La Lybie, je ne la connais que pour l'avoir survolée. L'homme est excédé et angoissé. Il vient de se marier. Sa femme est restée là-bas. Elle reviendra le rejoindre. La vie est dure. Il me fait remarquer les contrats énormes signés entre l'occident et son pays. Le peuple souffre. Il me demande si je connais bien L.A et comment était la vie. J'ai du mal à comprendre le paradoxe de cet Américain sur le papier qui revient sur sa terre natale. J'essaie de lui brosser un tableau idyllique de L.A enfin plutôt de ce que je connais de Long Beach. Moi aussi, je garde en mémoire ces superbes images. Il en est émerveillé.
Atterrissage sans problème, une foule de monde comme d'habitude. l'Asie, l'Océanie, et l'Europe rencontrent l'Amérique. Le logo des avions alignés côte à côte affiche la carte du monde.
45 minutes de bus, je suis dans mon hôtel. Les 9h de décalage ayant eu raison de moi. Je jette un rapide coup d'œil à ma fenêtre qui donne sur des bâtiments vétustes. Tiens ! Ca a changé ici. Je me dis.



Un sommeil récupérateur me sort de mon lit. Je saute dans la douche. L'hiver est loin dans ma tête. Le frimas de Trafalgar Square en attendant un taxi, un simple souvenir. Le soleil brille et je décide de faire un tour. Je suis habitué à Long Beach et des alentours. Un petit restaurant aux personnels sympathiques ferait l'affaire pour un petit déjeuner bien mérité. Quelle ne fut pas ma surprise. Fermé !
Un autre, puis un autre puis un autre. Que se passe- t il ? Je décide de m'enquérir auprès d'un chinois vendeur de chaussures.
« Récession, magasins tous fermés »
Je compris en un clin d'œil que La Californie avait elle aussi subi de plein fouet la récession économique et ici comme ailleurs les gens subissaient le chômage. Ici et là des hommes et femmes désoeuvrés viennent occulter au quotidien l'image qu'on garde de cet endroit mythique.(Dominique Lancastre)



(Publié le 1er février 2011 Copyright@dominique.lancastre)

Guadeloupe: Balade dans les jardins à l'Antillaise.



Une des particularités des maisons antillaises est que la plupart d'entre elles possèdent souvent un jardin potager mélangé à des fleurs.
Le jardin à la française n'a pas inspiré les Antillais
Des coupes carrées, austères et toujours de la même couleur, un vert ennuyant ne semble pas avoir eu l'unanimité aux Antilles pourtant influencées par la culture française.
En Martinique et en Guadeloupe, c'est le jardin à l'anglaise qui prédomine avec sa spécificité. Dans les jardins antillais, nous retrouvons un mariage de plantes vertes, de fleurs ainsi que  des arbres fruitiers. Il faut parfois pénétrer dans l'enceinte de ces propriétés pour se rendre compte de la panoplie de plantes qu'elles possèdent.

Les plantes médicinales ne sont jamais loin, les traditionnel "Rimèd razié". Un tombeau d'igname, un arbre à pain, quelques bananiers. On se soigne et on se nourrit. Un jardin à l'antillaise qui porte bien son nom et sa particularité. Pas de fontaine. La raison est simple : à cause des larves de moustiques. On arrose le matin et le soir pendant les périodes de Carême. Les pluies abondantes de la saison d'Hivernage font le reste.

Le colibri national se régale des nectars. Seul oiseau capable de voler à reculon. Le soir les petites grenouilles vertes se font entendre, mais on ne les voit presque jamais. Elles n'ont pourtant rien à craindre. Les Antillais ne sont pas de consommateurs de grenouilles.
Un jardin souvent construit en partageant des plants et des boutures. Une sorte de solidarité qui a perduré. Les espèces ont proliféré de la sorte. Les femmes ont échangé des espèces de plantes et elles ont décoré leur jardin de cette façon. Il existe des pépinières, et  les grandes surfaces privilégient surtout la vente d'arbres fruitiers.

Chaque maison est un parc naturel en miniature. Ce qui leur confère cette particularité très intéressante et les distingue des autres maisons du monde. Il arrive souvent que des touristes émerveillés s'arrêtent pour les photographier pour la confection de cartes postales.
Le jardin à l'antillaise semble avoir trouvé sa place et n'a rien à envier aux autres jardins du monde. La tonnelle simple d'antan avec les vignes ou les maracudjas semble avoir disparu. Pourtant, c'était un lieu privilégié par les anciens qui par moment de forte chaleur, en période de carême, se retrouvaient pour discuter.



Nous vous invitons lors de vos déplacements dans les îles à jeter un coup d'œil dans les propriétés et pourquoi pas, osez demander une visite guidée dans les jardins à l'Antillaise.  Bon séjour chez nous...( dominique lancastre)

 (Publié le 16 juin 2011 Copyright@dominique.lancastre)

Houston, Texas.

Le Texas, un état dans un état, un pays dans un pays des vastes plaines à donner le sommeil à un conducteur pas très habitué à ces autoroutes à perte de vue.
Souvent en entendant le nom Texas on pense au pétrole et à cette fameuse saga des années 80 : "Dallas" l'univers impitoyable de JR, Sue Ellen et Bobby. 
Plus de 10 heures de vol entre l'Europe et Houston. Une destination très prisée par les hommes d'affaires. En effet, Houston est lié à l'Arabie Saoudite et au Nigéria au niveau des hubs aériens. Il est donc normal de trouver ces vols remplis en première classe et en business. Pourtant, le prix des billets donne le tournis. Un aller et retour en première classe dépasse les 11 000 €. Oui, vous ne rêvez pas, vous avez bien lu ! Quant à la classe affaires, elle coute 6 000 €. Les compagnies se frottent les mains en voyant leurs vols se remplir sans souci.
Le remplissage des vols, surtout à l'avant de l'appareil, explique souvent la richesse du pays à l'arrivée. Houston n'a pas vraiment de souci à se faire concernant son économie. Des grands boulevards, des immeubles flambants neufs dans lesquels les hommes d'affaires gèrent les millions avec un simple appel téléphonique.
Si de prime abord la ville semble austère, détrompez-vous. On peut, en cherchant bien, trouver de quoi satisfaire sa curiosité. Les grands espaces ont permis le développement des Malls (grands magasins) où les Américains passent des journées entières à faire du shopping, manger dans divers fast-foods et se goinfrer de pop corn au cinéma.
Plus qu'ailleurs, cependant ces Malls ont un certain avantage, la climatisation. Car dehors il fait chaud. Il fait même très chaud , près de 38°. Inutile de vous dire que l'heure n'est pas à la promenade. Je décide de flâner dans les magasins, afin de profiter des soldes, très différents de ce qu'on peut connaitre ici en Europe. Quand les magasins américains soldent, ce sont vraiment des soldes : -70%, -50%, etc.
Le soir, le pays du bœuf offre plusieurs possibilités dans les restaurants où les tranches de côtes de bœuf géantes sortent des grilles des cuisines pour venir vous chatouiller les narines. Bien entendu avec ketchup, moutarde et cornichon énorme avec des frites débordantes des assiettes. Sans oublier le litre de coca cola. Que voulez-vous, c'est cela l'Amérique, tout est BIG !
Le lendemain si le bœuf est bien passé. Le must à faire est d'entreprendre une visite du Space Shuttle. Car, ne l'oublions pas, ici nous sommes au pays de la navette spatiale Challenger. D'ailleurs, on ne manque pas de nous le faire savoir en arrivant et en repartant de l'aéroport. Des posters géants sont là pour nous rafraichir la mémoire sur l'histoire des astronautes.
Houston est donc une ville avec beaucoup de contrastes et qui peut vraiment surprendre, car au départ on a l'impression qu'on va s'ennuyer et au final, c'est génial !( Dominique Lancastre)

(Publié  le 25 juin 2011 Copyright@dominique.lancastre)

Voyage à Hong Kong

Rendu à la Chine par la Grande-Bretagne après 99 ans d'occupation. Alors, qu'on avait prédit une fuite des capitaux par peur du communisme et de la sévérité du pouvoir chinois. Il n'en fut rien.
Hong Kong a su garder son charme avec ses buildings narguant les grandes montagnes de Chine. L'un des plus grands ports d'Asie avec une circulation maritime toujours en effervescence. Hong Kong comme New York semble ne jamais dormir.
L'aéroport Kai Tak n'existe plus. Resté longtemps l'un des plus dangereux au monde avec les ailes du 747 passant entre des immeubles. Un autre aéroport flambant neuf a été construit, mais flottant. En fait, on atterrit sur la mer. Très répandu en Asie. Quand on n'a pas assez de terre, on grappille sur la mer. Hong Kong n'a pas échappé à cette règle.





Des ponts suspendus reliant les îles, des tunnels et des voies ferroviaires vous amènent au centre en un laps de temps court ; une technologie des plus bouillonnantes sur la planète. Ici, l'occident rencontre l'orient en un choc des plus exquis. Les touristes européens sont souvent ébahis par cette avancée technologique typique à l'Asie.
Les lumières incandescentes des panneaux publicitaires illuminent la ville, tel un jardin tropical. Elles donnent une impression de ville immaculée. Tout ce qui brille n'est pas or. Ce n'est qu'un leurre.
Cette ville est vraiment sale par endroits. Lorsqu'on prend le temps de lever les yeux au ciel en journée, des immeubles vétustes avec des fenêtres cassées et des barres de fer rouillées côtoient, des immeubles flambant neuf versions 21ème siècle. Sur les toits de ces immeubles certains, des familles ont vécu dans la vétusté à l'abri des regards. Pas de clochard dans les rues non plus. Paris, New York, San Francisco ont leurs clochards eh bien ici, non. On nous les cache.
Hong Kong compte un nombre important d'expatriés. Ici, les Anglais sont en majorité, mais il y a aussi une communauté française. La langue française est bien représentée par l'Alliance Française Hong Kong à Kowloon qui possède une très belle médiathèque. Marlène une des charmantes responsables de la médiathèque vous fera un plaisir de vous présenter les activités autour de la langue française à Hong Kong.
En cas de séjour prolongé, les inconditionnels de la lecture, la « Librairie Parenthèses » avec sa charmante responsable Madeline Progin originaire du Jura fait Chevalier de l'Ordre des Arts et Lettres, vous accueille au 14 Wellington Street dans l'île de Hong Kong, dans un quartier très vivant. Une librairie dont de nombreux écrivains connus n'hésitent pas à venir signer leur dernier roman. Une Librairie très bien achalandée que je vous conseille.
Vous y trouverez de nombreuses informations sur les activités culturelles à Hong Kong. En ce moment à Hong Kong et aussi à Macau, c'est le French May Arts Festival 2011 qui regroupe le théâtre, le cinéma, le Visual art, la dance visuelle, la mode, multi art-performance.
Importante place financière, les centres d'affaires ont envahi la presqu'île ou des tours majestueuses ont poussé comme des champignons. Une balade de Wellington Street en remontant Queens Road, vers le Hennessy Road jusqu'à Causeway Bay, vous permettra d'admirer des rues marchandes colorées ou mille parfums d'épice, de fruits étranges tels les Dragons fruit et aux senteurs particulières asiatiques.
Des canards laqués suspendus, du porc laqué. Tout ce mélange vous mettra en appétit. Mais, de restaurants ce n'est pas ce qui manque à Hong Kong. Cela va du restaurant Thai l'un de mes préférés en cuisine asiatique, au chinois typique.
À la nuit tombée une fourmilière de personne se déverse à Causeway Bay. Ceux qu'on appelle les Main Land Chinese débarquent de je ne sais quelle province lointaine de Chine, on les reconnait à la façon rustre de leur comportement à la limite de l'impolitesse et pas toujours avenant envers les touristes.
Les restaurants se remplissent, on fait la queue pour une table dans ces restaurants. Parfois, de véritables grandes cantines. On comprend mieux qu'il vaut mieux vivre dehors que dedans. On ne rentre que pour dormir et coller la tête au petit écran.
Pour un jogging matinal, le Victoria Park vous attend où vous pourrez courir tout en admirant les magnifiques arbres tropicaux. Un privilège lorsqu'on constate le nombre important de bâtiments qui ornent cette ville qui semble vouloir conquérir le monde par le haut.
Beaucoup de magasins voir de restaurant se trouvent en étage avec des adresses commençant par G/F ou 2/F ou 3/F rez-de-chaussée, deuxième étage, troisième étage. Alors, si vous cherchez quelque chose de bien précis ne soyez pas étonné de tourner en rond en voulant à tout prix retrouver une devanture qui n'existe pas.
Hong Kong, de son vrai nom chinois, le port aux parfums, ne finit pas d'émerveiller et de conquérir les visiteurs qui partent avec la ferme intention d'y revenir pour y découvrir un coin de rue, un autre bâtiment, un autre building toujours extraordinaire et dont les lumières incandescentes fusent chaque nuit en une farandole de couleurs.(Dominique lancastre)

 (Publié le 27 mai 2011 Copyright@dominique.lancastre)